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Dernières nouvelles

Printemps 2020

Si la fin du printemps a été plutôt fraîche (5 jours au-dessus de 25 °C pendant les 3 premières semaines de juin), cette saison a été marquée par des températures élevées et la vigne en a bien profité! Elle a fleuri très tôt, et à la fin du printemps, nous sommes au même stade que 2018, ce qui nous promet  des vendanges précoces, tout début septembre.
temp_printemps_2020

Jusque ici, la météo a été magnifique et tous les voyants sont au vert pour un beau millésime! Mais les vendanges sont encore loin…

En biodynamie, nous utilisons des tisanes et décoctions de plantes pour protéger la vigne. Quelques explications en images :

En mai, la vigne pousse et nous passons beaucoup de temps avec elle : ébourgeonnement et palissage. L’herbe aussi pousse. Sous les ceps, nous fauchons à la débroussailleuse. Travail qui demande endurance et concentration pour sélectionner les herbes qui ne portent pas préjudice à la vigne.

palissage  aux Follatères Benoit Dorsaz vigneron bio biodynamie à Fully, Valais

palissage aux Follatères

Avril, travail du sol…

et épandage dynamisation des préparations

Le printemps 2020 rime avec confinement pour cause de pandémie… Les vignes ne se sentent pas vraiment concernées et nous devons suivre la nature comme toujours. La taille finie, il faut palisser les sarments, attacher les ceps, réparer les armatures, broyer les sarments, butter sous les lignes, remplacer les ceps morts… On ne chôme pas vraiment.
Les tous premiers jours d’avril, il fait chaud et la vigne débourre, moment émouvant pour le vigneron.

Hiver 2020

Au début de l’hiver, les sols sont gorgés d’eau. Il y avait longtemps que nous n’avions pas eu un automne aussi arrosé. Un janvier ensoleillé et relativement doux nous permet d’avancer les travaux de prétaille.

Janvier est une période importante pour les vin. La cave est encore chaude et je peaufine les détails d’élevage. Toujours à l’écoute des vins, j’effectue un soutirage par ci, un bâtonnage par là. Et bien sûr, janvier est le temps de l’élaboration de Strepitus, notre assemblage qui naît après moultes dégustations.
En février et mars, nous taillons les vignes en fonction de la lune. Pour fortifier les vignes faibles, nous privilégions les jours de lune descendante et décroissante.

Automne et vendanges 2019

Septembre achève la maturation des raisins et nous “attaquons” les vendanges la dernière semaine du mois. Un début de vendanges difficile car la présence de la drosophile suzukii aux Follatères nous oblige à effectuer un tri pénible. Pour les autres vignes, tout se passe pour le mieux et nous rentrons de bien beaux raisins. Nous avons été stricts dans la limitation de récolte durant l’été et cela porte ses fruits (si j’ose m’exprimer ainsi!). La qualité et la maturité des raisins nous permet de fermenter une partie de nos rouges en grappes entières, ce qui apporte fraîcheur et dynamisme. Puis, c’est au tour des arvines que nous vendangeons en deux tries. Les vendanges se terminent avec la récolte du cabernet franc de Plamont, mûr et fruité à souhait.
En cave, les longues journées se succèdent dans la bonne humeur. Les séances de dégustation matinales nous permettent de nous adapter à chaque cuve. Loin des process des winemakers, nous engageons un dialogue permanent avec chaque vin.

En novembre, les “Quintessence” sont entonnés et font connaissance avec leur barrique. Ici aussi, nous privilégions le goût de l’échange. Pour ces vins, commence la belle période de l’élevage qui s’achèvera dans 12 mois.

Nous prenons tous les risques pour notre grain noble, “Grain de Folie”. Tout n’a pas été simple!  Début décembre, la neige s’est invitée.

Nous avions pris le risque d’attendre un maximum de pourriture noble. Le 18 décembre, nous faisons une vendange de rêve. Le petit miracle de la nature a eu lieu. Qui ne risque rien n’a rien!

Eté 2019

Les deux derniers jours de mai et les premiers jours de juin nous amènent des températures estivales. Plus de 30 degrés. La vigne pousse à toute vitesse et nous rappelle qu’elle est une liane! Il faudrait être partout à la fois. Enfin, nous pouvons dispenser une préparation biodynamique à base de silice.

La fleur vient timidement. Tout d’abord l’humagne rouge, l’arvine, le gamay et le cornalin. Les conditions climatiques pendant la fleur sont mauvaises : la pluie nous accompagne et des orages cassent les sarments qui ne sont pas encore passés dans les fils de fer.

La fleur se passe étonnamment bien et la nouaison est plutôt bonne. Juste un peu de coulure, c’est parfait. Des températures caniculaires s’installent pour les derniers jours de juin. Le travail est pénible. Nous souffrons bien plus que la vigne. Les orages se succèdent et sont propices au mildiou. Tout pousse rapidement. C’est une période difficile pour les vignerons.

Au 10 juillet, le développement de la vigne a une dizaine de jours de retard sur la moyenne de 10 dernières années et 18-20 jours de retard sur 2018. Nous sommes au même stade que 2013 ou 2016. Les grains grossissent et les grappes se ferment. Jusque là, nous avons été épargnés par la grêle, tout va bien.
Voici venu le temps de la limitation de récolte. Choisir les grappes les mieux exposées et faire tomber les raisins des ceps trop chargés : tâche fastidieuse mais ô combien importante…

Août est une mélange de pluies et de périodes ensoleillées. Ces pluies sont précieuses car, à la veille des vendanges, le déficit hydrique est énorme. Heureusement, nos équipements d’irrigation utilisés à bon escient font merveille.

Printemps 2019

La première semaine de printemps est clémente et les bourgeons gonflent rapidement. Il faut s’activer pour attacher les sarments et d’occuper du sol quand il se réchauffe. En cave, nous peaufinons les derniers détails avant les mises en bouteilles de la deuxième quinzaine d’avril.

La vigne débourre début avril,  dans la moyenne des 10 dernières années. Puis un temps instable s’installe et nous fait perdre l’avance prise à la fin de l’hiver. Le premier week-end de mai, un retour du froid nous fait craindre le pire. Ouf! nous passons juste à côté du gel mais nous avons eu chaud, si j’ose m’exprimer ainsi… En mai, nous avons de la peine à croire que nous sommes au cœur du printemps. Le temps froid et instable bloque la pousse de la vigne. Je sens les plantes crispées,  incapables de se développer par ces températures fraîches. Heureusement, quelques jours de pluie sont les bienvenus pour combler le déficit hydrique enregistré depuis le début de l’année. A quelque chose, malheur est bon.

Hiver 2018-2019

Décembre est bien arrosé. La voilà, cette eau que nous avons tant espérée l’été dernier! Les températures sont clémentes et nous pouvons procéder à la “prétaille” qui consiste à couper la partie supérieure des sarments, vidés de leur sève. Ils retournent ainsi à la terre. La taille intervient seulement après le solstice et les premiers froids.
En cave, tout se joue sur des détails. Surtout, ne rien lâcher!
La fin d’hiver est bien trop chaude et nous fait craindre un débourrement précoce et les risques de gel qui vont avec. C’est ainsi, on ne peut rien y faire

2018, un millésime si sage!

Des vendanges de rêve mais pas de tout repos! En deux semaines, nous encavons la totalité de nos 5 Ha et de nos 14 cépages. La vie en cave a été intense. En vinification aussi, nous appliquons les principes biologiques et cette manière de faire nous oblige à porter encore plus d’attention à chaque cuvée. A part un ou deux troublions, nos vins se sont montrés d’une gentillesse exemplaire et la vinification se poursuit dans l’harmonie.

Nous profitons du magnifique été indien pour améliorer encore les accès dans nos vignes en terrasses.

Début décembre, la pluie tant attendue arrive enfin. Voici bientôt venu le temps de la vendange des grains nobles.

Début septembre, début des vendanges

La première vendange a lieu le 4 septembre. Dès le 8, nous “attaquons” sérieusement avec le pinot noir et le gamay. Les dates de vendanges sont choisies sur la base de prélèvement de récolte mais surtout d’observations et de dégustations régulières des baies.

Un été 2018 digne de ce nom

Le solstice passé, les températures sont vraiment très élevées et rendent le travail pénible. A cette période, nous palissons les sarments (nous les passons dans les fils pour qu’ils poussent verticalement), nous coupons les bouts des sarments et peaufinons les effeuilles. Et bien sûr, l’entretien du sol, la fauche des herbes qui font trop de concurrence en eau nous prend beaucoup de temps. C’est toujours une période d’activité intense pour ne pas se laisser prendre de vitesse par la vigne, cette liane qui ne demande qu’à pousser.

Juillet est sec, trop sec. Heureusement, grâce au goutte à goutte, nous pouvons irriguer les parcelles qui le demandent. Cette irrigation qualitative est vraiment nécessaire dans les conditions climatiques particulières du Valais central. Elle demande doigté et surtout un bon sens de l’observation pour “sentir” les besoins des vignes. Fin juillet, les raisins “tournent”. C’est la véraison. Voici venu le moment de protéger les grappes contre les oiseaux au moyen de filets tendus de chaque côté des rangs.

Fin août, quelques pluies arrivent à point nommé pour déstresser les plantes (et les hommes?).

Mi juin, le beau temps s’installe

Les derniers jours de mai nous apportent quelques pluies qui ne suffisent pas à combler le manque d’eau de ce printemps. Début juin, le temps n’est pas très chaud. Le 12 juin, enfin une bonne pluie, ça faisait un mois qu’il n’avait pas plu comme cela! Après la fleur, la vigne a besoin d’eau pour le grossissement des baies. Dès la mi juin, le beau temps revient et avec lui, les fortes chaleurs. Bon pour la vigne, un peu plus pénible pour les travailleurs…

Fin Mai, la vigne est en fleur

et pas seulement la vigne!

Dégustation de 30 ans de passion 1988-2018

13 vins pour résumer 30 ans de vinification. Nous avons relevé ce challenge le 19 mai. Vers le rapport de dégustation (pdf)

1ère quinzaine de mai plutôt fraîche!

Les grandes manœuvres sont lancées, ébourgeonner, palisser, faucher. Il faut être partout à la fois. Heureusement la baisse de température de cette période ralentit la pousse. S’ils grandissent moins vite, les sarments sont moins sensibles à la casse. Et les saints de glace passent sans gel.

C’est la période des travaux du sol  Nous conservons l’enherbement entre les lignes et passons avec une bineuse sous les ceps pour empêcher la croissance des herbes. Et vive la biodiversité.

Follatères : vigne, coquelicots et orlayas...

Follatères : vigne, coquelicots et orlayas…


travaux du sol, binage sous les ceps

travaux du sol, binage sous les ceps

2ème quinzaine d’avril estivale!

La vigne profite à fond des températures incroyables de cette 2ème partie d’avril. En quelques jours, elle rattrape le retard pris au débourrement. Nous appliquons une préparation biodynamique, travaillons le sol et profitons d’entretenir les piquets et les fils avant de commencer l’ébourgeonnement.

Notre petit dernier. Métissage 2001, 17 ans d’élevage!

Autant dire qu’il a pris son temps, notre Métissage 2001! En 2001, j’essaie de produire un vin jaune, surmaturé et oxydatif issu d’un assemblage de raisins de pinot gris et d’arvine. Je loge ce moût dans un tonneau laissé en vidange et j’espère!  La nature en décide autrement et le voile de levures ne se développera jamais. Après plusieurs année, je change d’orientation et j’ouille la barrique mais sans ajouter de soufre et je surveille son évolution. De nombreuses années sont nécessaires pour que ce vin atteigne complexité et harmonie. Mais quel vin! avec ses arômes complexes de noix, de curry et d’épices, le Métissage vous emmène dans un merveilleux voyage olfactif et gustatif. Mis en bouteille à l’âge de 17 ans, il ne craint pas de vieillir.

Servi idéalement à 13-14°C, ce vin sera un grand ami d’un foie gras mais surtout de tous les mets à la crème, sans oublier les fromages. Ou à apprécier tout simplement pour lui-même.

Les vins sont en bouteilles

Ils se reposent quelques temps avant la mise sur le marché. La mise en bouteille marque la fin d’un cycle commencé à fin 2015 déjà pour les “Quintessence”, élevés en barriques.

Bonnes nouvelles

  • Nous apparaissons une fois de plus dans le top des vignerons du Gault&Millau 2019
  • Nous conversion est terminée et nous voici désormais “exploitation biologique certifiée par BioSuisse” (label bourgeon)
  • Nous avons à nouveau obtenu la certification ISO 9001-14001
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