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Juillet, températures accablantes

Chaud et sec! La météo de ce mois de juillet met les organismes à rude épreuve. Le vin ne se fait pas tout seul! La chaleur dans les vignes est accablante mais le travail doit être fait. Les herbes apprécient cette situation et nous passons de nombreuses matinées à faucher entre les ceps pour éviter la concurrence en eau. La vigne a vraiment soif. L’eau se fait rare dans les réservoirs qui alimentent le vignoble. Nous irriguons avec parcimonie. Heureusement, la récolte est belle et nous passons une partie du mois à couper les raisins en trop. Trouver un équilibre entre les grappes et les feuilles est essentiel.

Mai et juin, à toute vitesse

Records de températures, journées estivales, le moi de mai restera dans les mémoires comme étant l’un des plus chaud depuis de nombreuses années. Résultat : Dans les vignes, c’est une course de vitesse pour suivre le développement de cette liane domestiquée qui ne demande qu’à pousser! Nous avons mis les bouchées doubles et nous y sommes parvenus. La fleur de la vigne a été précoce, ce qui laisse présager des vendanges précoces elles-aussi.

En juin, les températures étaient si élevées que nous avons adapté nos horaires de travail pour éviter les heures caniculaires. La sécheresse s’est fait sentir fortement durant le mois de juin et parfois il n’était pas possible d’irriguer nos parcelles, faute d’eau dans les réservoirs. Heureusement, nous avons trouvé des solutions et au début juillet, nos vignes sont dans un état magnifique.

Avril, débourrement et mise en bouteilles

Le débourrement est toujours un moment magique. Cette année, il est un peu plus tardif que les années précédentes, ce qui arrange le vigneron. Dès que le bourgeon est ouvert, le vigneron ne dort plus sur ses deux oreilles. Les chenilles sont gourmandes des yeux prêts à donner naissance aux sarments puis c’est le risque de gel qui nous fait scruter le ciel… ou l’application météo.
La deuxième quinzaine d’avril est consacrée à la mise en bouteilles. Instant crucial où le vin quitte son tonneau pour apprivoiser le dernier contenant avant de devenir ce qu’il doit être : le participant à un moment de plaisir.

La taille, moment privilégié entre le vigneron et chaque cep

Les températures de la fin mars sont agréables pour la taille mais la sécheresse importante nous donne du souci. Heureusement, les nuits sont encore froides, ce qui retarde le gonflement des bourgeons.
Les vignerons taillent et la vigne pleure des larmes de sève.

Hiver ensoleillé

Les températures trop chaudes des derniers jours de 2021 ont heureusement été suivies par une semaine de froid polaire. Les températures basses sont importantes pour maintenir les spores de champignons et les insectes à un niveau acceptable pour l’équilibre de l’écosystème viticole. En janvier, un puissant anticyclone a maintenu un temps ensoleillé pendant deux semaines mais a limité les précipitations. En Valais, nous comptons sur l’hiver pour remplir nos réserves d’eau. La neige, le fumier du pauvre comme disaient les anciens.

En février, nous commençons la taille en fonction du calendrier lunaire. Lune descendante pour les vignes les moins vigoureuses. La taille, moment privilégié avec chaque cep.
Les vins sont au froid, ils se stabilisent naturellement et gagnent en finesse.

En biodynamie, on dit que la période hivernale est propice à la concentration mentale permettant une meilleure compréhension des maladies et ravageurs des cultures. … C’est aussi une période propice au ski et autres joies de nos montagnes valaisannes!

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